En 1995, les ventes de la Game Gear sont en chute libre, même en Europe, en effet toute l’attention se porte vers les nouvelles consoles 32 bits.

29 Mars 1996, Sega tente un coup de génie pour relancer ses ventes en sortant une console qui sera commercialisée dans les rayons « jouets », la Kids Gear .Changement de forme et d’apparence conçue pour attirer l’attention des plus jeunes, la Kids Gear reste tout de même compatible avec la ludothèque Game Gear. Elle est vendue 14.800 yens (env.138€) avec un jeu totalement injouable, Virtua Fighter Mini, mais c’est sans compter sur un jeu qui sévit au Japon: Pocket Monster (ou Pokemon).

Même si jusqu’en 1996, (décembre 1996 G Sonic est le dernier jeu à sortir) Sega et quelques éditeurs tiers essayent de sortir quelques titres, plus personne (des nombreux fans ou des journalistes) n’osent se poser la question quant à l’avenir de la Game Gear. Verra t’on une Game Gear 2 ? Ou une nouvelle console portable Sega ?

Et pourtant, en 2001, un grand bouleversement aussi inattendu que surprenant, allait faire revivre, pour un court moment, la Game Gear. En effet, ne voulant pas rater les débuts du jeu sur les téléphones portables Sega America annonce qu’un contrat a été signé avec la société Synovial. Celui-ci permettrait l’émulation officielle des jeux Game Gear sur toute la téléphonie et les promoteurs éléctroniques. Il existait alors trois packs au nom de Virtual Game Gear, qui combinaient trois jeux. Ces packs pouvaient se télécharger sur internet contre quelques dollars.

On ne sait pas si les résultats ont été probants, mais on s’incline sur le désir qu’avait Séga de faire revivre avec éclat les bons moments d’une console qui méritait mieux qu’une fin aussi tragique…