Parce que Retrogaming ne rime pas uniquement avec consoles, je vais me faire un petit plaisir en revenant sur une machine chère à mon coeur : l’Amiga.

Amiga

J’en profite car avec les vide-greniers et autres brocantes qui font leurs apparitions en ces périodes estivales, certains d’entres vous désireront sûrement craquer pour cette machine abordable et offrant au final pas mal de possibilités (j’ai vu quelques Atari et autres C64 fleurir sur certains stands).

Je ne reviendrai pas sur l’histoire de Commodore ou de l’Amiga, je vais surtout tâcher de faire un petit guide pratique pour ceux qui désirent franchir le pas de l’acquisition de cette machine.

Voici les Amiga les plus fréquemment trouvés, que ce soit dans des brocantes, vides-grenier, Ebay, etc…

Ces ordinateurs se séparent en deux générations (pour faire simple) :

  • les machines équipées en ECS
  • et les machines équipées en AGA.

Ces deux chipsets sont des chipsets graphiques. Puisque nous allons parler de jeux, cela a son importance.

Commençons par les machines ECS

L’Amiga 500 est une très bonne machine, elle permet de faire tourner un bon paquet de jeux mais ne dispose malheureusement que de 512Ko de mémoire. Bien sûr, il est possible de l’augmenter à condition de trouver la carte mémoire qui va bien…

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L’Amiga 500+ : Jumeaux du 500

L’Amiga 500+ dispose de 1Mo de mémoire en série et d’une mise à jour du firmware. La machine a quelques soucis d’incompatibilité, mais dérisoires au vu de la ludothèque disponible.

L’Amiga 600 

Avec un hardware quasiment identique au 500+, le 600 se démarque par deux choses : son clavier atrophié du pavé numérique et surtout, son port IDE (Ancienne norme pour les disques dur et autre lecteur CD).

Ce dernier point est très important, car moyennant une trentaine d’euros, vous pourrez installer une carte compact flash en guise de disque dur !

Pourquoi une CF plûtot qu’un vrai disque dur ? Tout simplement parce que l’Amiga 600 (et le 1200) de base, ne gère pas plus de 4Go… Et trouver un disque dur de 4Go mécanique, c’est pas évident. De plus, la CF consomme peu et ne fait pas de bruits!

4Go pour un Amiga, c’est déjà bien suffisant! Pour vous donner une idée, j’ai installé une version bien boostée du système d’exploitation qui prends 300 Mo. Attention tout de même au firmware, les premiers 600 ne permettant pas de faire tourner ces cartes sans une mise à jour physique du firmware (comprendre par là qu’il faudra ajouter dans les 25 euros pour de nouveaux chips). L’installation de la carte n’est pas très compliquée.

Voilà les trois machines ECS que vous risquez de croiser le plus souvent.

Les Amiga 1000, 2000, 3000 et l’Amiga CDTV (photo ci-dessus équipé d’un lecteur de disquettes) demeurent rare.

Néanmoins, si l’occasion se présente, préférez les Amiga 2000 et 3000, ces derniers étant en mesure de faire tourner un maximum de jeux (l’Amiga 1000 dispose de 256 Ko de Ram d’origine et le CDTV dispose d’une logithèque un peu mince même si la possibilité de l’équiper d’un lecteur de disquette et d’un clavier/souris pour jouer aux jeux Amiga 500 est possible).

Pour les machines à Chipset AGA, c’est assez simple :

L’Amiga 1200 : Juste la meilleure machine! Un excellent rapport qualité/prix, une machine très modulaire (Possibilité d’ajouter des cartes accélératrices, une carte réseau, etc..). Comme le 600, le 1200 dispose d’un port IDE pour une carte compact flash et/ou un lecteur de CD. Ajoutez à cela une carte accélératrice et vous disposerez d’une machine capable de faire tourner toute la ludothèque Amiga (A quelques exemptions prêt).

L’Amiga CD32 : Cette console reste rare, mais j’en ai déjà croisée une en brocante, aussi, on va en parler. C’est une chouette console, version salon de l’Amiga 1200 avec un lecteur de CD. La logithèque spécifique n’est pas super fournie néanmoins vous pouvez trouver des CD de compilations (Avec des jeux OCS et des jeux AGA). Elle peut aussi s’équiper d’un clavier, d’une souris et d’un lecteur de disquette pour se transformer en Amiga 1200, mais l’opération demeure onéreuse.
Voilà pour le (très) rapide tour d’horizon.

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Je vous ai mis la photo d’un Amiga 1200 (ci-dessus) avec les quelques modifications que j’y ai faites. En rouge, ce sont les firmwares de l’Amiga. Initialement sur les Amiga 1200 de Commodore, c’était les Kickstart 3.0. Quand Commodore fut racheté par ESCOM pour l’exploitation du 1200, ce fut les versions 3.1 qui furent installées. Sur celui de la photo, j’y ai remplacé les 3.0 par des 3.1. En jaune, c’est mon “Disque dur”. En vérité, vous l’aurez bien vu, c’est une carte mémoire d’appareil photo de type Compact Flash branché sur un adaptateur IDE. En vert, c’est ma carte accélératrice Blizzard embarquant 64Mo de Ram et un processeur 68030 un peu plus puissant.

Si vous vous servez d’un Amiga dans le seul but de jouer, autant le dire, cette carte n’est pas forcement nécessaire…Néanmoins pour une utilisation un peu plus poussée; elle est indispensable. En bleu, c’est une carte Wifi ELSA qui me permet de me connecter au réseau de ma maison. Voilà pour vous donner une idée de ce qui peut-être fait….Maintenant, ce qu’ii y a de génial avec cette bécane, c’est que l’on peu aller beaucoup plus loin : installer de l’USB, une carte graphique PCI (c’est vieux, mais c’est pas mal), rajouter une horloge interne, un lecteur DVD, un lecteur ZIP….Pas mal pour une bécane de 20 ans d’age, non?

L’autre avantage des Amiga, c’est la facilité d’approvisionnement des pièces détachées, trois sites :

  • Amiga Kit (le plus connu)
  • Vesalia (fait un peu de tout, de l’Atari ST, du C64 et forcement, de l’Amiga)
  • Le Relec plus adapté pour les config récente, on y trouve malgré tout des accessoires pour 1200

Si vous désirez en savoir plus sur l’Amiga, voici un mini-documentaire que j’ai réalisé il y a un moment, il traite de Commodore, mais j’y parle beaucoup de l’Amiga. (Attention, c’est homemade, donc ne soyez pas trop dur avec moi^^)

Partie I :

Partie II :

Partie III :