Voilà, je viens de finir Castlevania : Harmony of Dissonance sur Game Boy Advance une bonne semaine après Aria of Sorrow, et il est temps pour moi de vous en parler un peu.

Je me dois également de reparler un peu de Circle of the Moon, le premier opus de la pseudo trilogie GBA. Je dis bien « pseudo » car scénaristiquement, les jeux n’ont rien en commun, ils sont indépendants les uns des autres. Techniquement parlant par contre, c’est une autre histoire ! Les jeux étant sortis au rythme de un par an entre 2001 et 2003 sur la même console, ils ont bon nombre de similitudes ; le style de jeu déjà, on est dans du Symphony of the Night-like (ou « Metroidvania« ) dans les 3 épisodes, à savoir un/des châteaux énorme(s) à visiter de fond en comble de la crypte aux appartements de Dracula en récupérant des armes ou objets clés au fur et à mesure permettant d’explorer les lieux inaccessibles auparavant et en gagnant de l’expérience au fur et mesure…

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Premier point : la difficulté ! Si Circle of the Moon pouvait rappeler un peu la difficulté des premiers épisodes de la licence et obligeait le joueur à élaborer une stratégie pour vaincre un boss ou passer tel ou tel passage, Harmony of Dissonance tout comme Aria of Sorrow sont franchement faciles : on avance sans que les ennemis ni même les bosses ne posent de réels problèmes (on bat d’ailleurs souvent ces derniers dès la première fois). Aria of Sorrow se révèlera d’ailleurs encore plus aisé que son prédécesseur car il y a des sauvegardes quasiment partout ! Du coup, les bosses se révèlent vite sans saveur, il suffit de bourriner la plupart du temps : et vas-y que j’balance toute ma magie/arme secondaire avant de finir le travail au fouet ou à l’arme principale…

castlevania-harmony-of-dissonance-gba.3137602[1]Oui, autre point, le fouet n’est pas toujours l’arme principale ! Si dans Harmony of Dissonance, on incarne Juste Belmont, le fouet familial Vampire Killer est de la partie, dans Aria of Sorrow le héros se nomme Soma Cruz (un étudiant qui n’a rien à voir avec le clan Belmont) et utilise nombre d’armes principales différentes (épées, haches, marteaux…), à l’instar d’Alucard dans Symphony of the Night. Quant aux armes secondaires et aux magies, rien à voir entre les deux !! Dans Harmony of Dissonance, Belmont oblige, on pourra utiliser les aides classiques (hache, croix-boomerang, eau bénite, dagues… Et une sorte de bouclier tournoyant histoire d’innover un peu) mais couplé à de la magie (feu, glace, foudre…) qu’on pourra récupérer au fur et à mesure de notre avancée, les effets/attaques changeront. Autant certains pourront s’amuser à vouloir tout essayer, autant je me suis personnellement contenté du combo bouclier/glace tout le long du jeu. Dans Aria of Sorrow par contre, les armes secondaires dépendent de l’âme de monstre associée à Soma Cruz qui a le pouvoir d’absorber les âmes des monstres vaincus dans le château, un peu à la manière des cartes de Circle of the Moon (mais dont l’obtention était limitée à certains monstres seulement). Du coup ici, les armes et pouvoirs secondaires s’en trouvent démultipliés par rapport à Harmony of Dissonance ! Ceci dit, si la recherche de toutes les âmes du bestiaire peut rallonger un peu la durée de vie du soft pour les plus acharnés, elle n’est (heureusement) absolument pas indispensable pour le finir ; ici aussi, je me suis contenté de la même arme secondaire quasiment tout le temps jusqu’à la fin (d’abord la lance des squelettes, puis la foudre « Palpatine style inside » des poupées foudres).

hod-3bParlons durée de vie donc : Circle of the Moon m’avait demandé 10h pour en voir le bout en raison de sa difficulté (dûe principalement à du levelling long et fastidieux), Harmony of Dissonance m’a occupé 7h pour atteindre quasiment les 200% de la carte, et Aria of Sorrow seulement 5h30… Non pas que Harmony of Dissonance soit réellement plus long qu’Aria of Sorrow mais les trop nombreux allers-retours prennent du temps, ce qui est fort dommage car ils cassent quelque peu le rythme du jeu ; « j’ai trouvé un nouvel objet ; oh je crois savoir où l’utiliser, mais c’est à l’autre bout du château, grrr ! » ; Aria of Sorrow quant à lui opte comme Circle of the Moon pour des téléporteurs disséminés sur la carte qui raccourcissent et facilitent grandement les déplacements…

hodgCôté graphismes, les 2 jeux restent beaux pour de la Game Boy Advance (petite préférence personnelle malgré tout pour Aria of Sorrow dont les traits semblent un peu plus fins) ; on pourra néanmoins reprocher les effets de mouvements lors des sauts de Juste Belmont dans Harmony of Dissonance qui peuvent sembler un peu too much et davantage liés à un personnage « magique » comme Alucard par exemple mais bon on s’y fait… On peut également trouver dommageable le manque de réelle identité visuelle pour Juste qui ressemble plus à un clone d’Alucard qu’autre chose, enfin avec le Vampire Killer en main, ça a tout de suite une autre allure, alors que d’un autre côté le manque d’arme unique associée fait grandement défaut à Soma Cruz dans Aria of Sorrow à mes yeux ; Castlevania c’est du fouet avant tout pour moi !

caosga011Pour les scénarii et déroulement de jeu, Harmony of Dissonance apparaît comme un Symphony of the Night bis. Bref, on aime ou on aime pas, un peu comme certains voient The Legend of Zelda : Twilight Princess comme un (mauvais) sosie d’Ocarina of Time (ce qui n’est personnellement pas mon cas). Aria of Sorrow lui se démarque davantage de Symphony of the Night ; déjà chronologiquement parlant, le jeu se déroule en 2035, le héros Soma Cruz n’a à-priori rien à voir avec les personnages habituels de la licence, on apprend vite que Dracula a été vaincu une bonne fois pour toutes en 1999 et que son château dans lequel on se trouve dans le jeu a été enfermé dans une éclipse, rien que ça !! Pourtant, c’est  quasiment à la fin qu’on nous révèle pour de bon les raisons de la présence de Soma Cruz en ces lieux (ce dont on se doutait un peu quand même avant, ce n’est pas non plus la révélation du siècle, loin s’en faut), ce qui ouvre de nouvelles perspectives dans la chronologie de la saga (à voir dans la suite Dawn of Sorrow sur DS ?).

eGUza3RhMTI=_o_castlevania-aria-of-sorrow-julius-vs-dracula En résumé, les 3 épisodes GBA sont à la fois forts similaires dans leur construction Symphony of the Night-like et différents dans leur gameplay notamment :
– Circle of the Moon est un genre de mélange entre Symphony of the Night (pour son déroulement) et opus ante-Symphony of the Night (pour sa difficulté un peu voire très rebutante parfois),
– Harmony of Dissonance semble être une sorte de Symphony of the Night bis repetita dans la forme (châteaux, ressemblance troublante entre Alucard et Juste…) mais avec l’utilisation d’un Vampire Killer (en partie à la Super Castlevania IV d’ailleurs) qui fait toute la différence (et qui faisait défaut à Symphony of the Night pour moi). Un bémol quant aux trop nombreux allers-retours infligés au joueur alors qu’il suffisait de placer intelligemment de vrais téléporteurs, et aux bosses trop simples à vaincre. Enfin j’ai quand même eu plaisir à découvrir quasiment les 200% de la carte !
– Aria of Sorrow quant à lui surprend d’abord par sa place dans la saga (et un peu par sa conclusion également) pour se révéler très proche de Symphony of the Night parfois (toujours dans son déroulement) mais ayant sa propre identité au bout du compte, bien qu’on puisse préférer les épisodes avec un Belmont aux commandes… Dommage qu’il soit aussi facile (encore plus que Harmony of Dissonance je trouve).

81-thumb-3Bref, cela reste du bon Castlevania dans l’ensemble, pas excellent, mais bon voire même très bon, les qualités des uns peuvent être les défauts des autres, on est pas encore au Castlevania : Symphony of the Night-like ultime ou parfait mais on a là des épisodes qui méritent tout notre attention, et qu’on pourraient au final dénommer en tant que trilogie tant on peut les voir à-posteriori comme complémentaires.

Initialement posté sur le forum le 13/10/12