Hier j’ai vaincu une nouvelle fois le seigneur des ténèbres dans Castlevania : Portrait of Ruin sur DS. Autant le dire tout de suite, si vous un êtes un habitué des « metroidvania » vous ne serez guère dépaysé, même si le titre apporte quelques nouveautés qui changent un peu la donne… Au niveau du scénario, Portrait of Ruin donne suite au très bon opus Megadrive Bloodlines / The New Generation qui nous permettait d’incarner John Morris, nouveau chasseur de vampires en titre possédant le fameux fouet des Belmont, le Vampire Killer, ou son ami Eric Lecarde et sa lance ou épieu qui à l’époque apportait un changement de gameplay assez appréciable et novateur dans un épisode en 2D old school (donc type action/plate-formes). Je n’en dirais pas davantage sur le scénario pour ne rien spoiler mais il est préférable de connaître un minimum cet épisode Megadrive pour mieux comprendre ce qui se trame ici (enfin il n’y a rien de bien sorcier à comprendre non plus, ça reste du Castlevania !).

capods0fPortrait of Ruin reprend ce principe de choix de personnages : on peut ainsi incarner Jonathan Morris (fils de John) ou son amie Charlotte Aulin la magicienne, à la différence qu’ici on peut alterner entre les deux personnages d’une simple pression sur X, ce qui se révèlera fort pratique suivant la situation, comme on peut également utiliser les deux simultanément, ce qu’on préfèrera toutefois garder pour quelques actions ponctuelles (comme les attaques en duo) car les deux personnages partageant les mêmes barres de vie et magie, on pourra mourir bien facilement ! Comme je vous le disais plus haut, le jeu est un metroidvania et reprend donc les mêmes ingrédients que ses prédécesseurs, à savoir une dimension RPG avec un système d’expérience et un certain nombre d’aller-retours dans le château de son ignominie, lequel vous semblera moins vaste que d’habitude car ce n’est pas toujours directement dans ce château que vous passerez votre temps à occire du monstre à tout va. En effet, l’autre nouveauté réside en la présence de tableaux hantés vous expédiant dans d’autres lieux comme quelques rues marchandes de Londres, une pyramide d’Egypte ou encore une forêt lugubre ! Hérité de Bloodlines / The New Generation qui lui faisait voyager le joueur dans toute l’Europe, ce système de tableaux revisite un peu la téléportation classique que l’on retrouve également dans le château et permet d’introduire assez finement de nouveaux lieux de combats…

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Concernant la difficulté, à l’instar de son prédécesseur sur DS, elle est fort acceptable sans être rebutante ; ce sont encore surtout les bosses qui vous donneront du fil fouet à retordre, et ce n’est pas Sa Majesté du Mal qui me dira le contraire (rien que pour l’atteindre et obtenir la vraie fin, vous verrez la difficulté bien rehaussée, un peu comme dans Dawn of Sorrow), lequel se permettra même un combat final à deux contre deux, duquel on finira par sortir vainqueur après un peu de persévérance et d’analyse de patterns ! Côté durée de vie, on lorgne sur une dizaine d’heures sans tout découvrir ni chercher à tout faire (j’ai fini au niveau 34 avec 7h28 de jeu au compteur, sans prendre en compte les Game Over et nouvelles tentatives, et quelques 874% de cartes découvertes), un peu comme Dawn of Sorrow en somme,  ce qui est ma foi plutôt respectable pour un jeu DS. Au final, on a ainsi affaire à un épisode plutôt intéressant avec son système de double personnages et de tableaux (sans être génial non plus) qui nous sort un peu de nos habitudes et des similarités de gameplay qu’on pouvait avoir dans les deux épisodes précédents Aria / Dawn of Sorrow, sans oublier de faire la seconde run (bien plus difficile) en mode Richter déblocable une fois le jeu achevé une première fois…

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Initialement posté sur le forum le 31/03/13