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Bon, je vous l’accorde, je sors un peu du retrogaming qui m’est si cher pour ce test mais un Dragon Quest est intemporel et n’est que le descendant de ceux qui le précédent. Grand fan des Draque et de Toryiama devant l’éternel, je me devais de poursuivre la série. Que sont les Dragon Quest si ce n’est une quête de matos infinie à l’humour sous-jacent et aux monstres débiles. Fiente de l’esprit qui vole pour Hugo (l’auteur et non le monstre de Karen Cheryl), le calembour est, au Japon, une des bases du ressort humoristique. Ici, on est une nouvelle fois copieusement servis dans les noms des monstres… bonheur.

Je me sens alors obligé, de les comparer aux précédents: Le tuning du héros et de ceux qui l’accompagnent permet une familiarisation avec ces persos qui aurait pu être absente tant ils ont peu, voire pas du tout d’histoire à laquelle les rattacher contrairement aux précédents opus. Mais Dragon Quest est avant tout l’envoyé sur Terre de Saturne (Chronos pour les Hellénistes, pas la console) dieu du temps qui passe. Petit joueur, je ne suis encore sur cette version qu’à 250 pauvres petites heures de jeu. Pas suffisant hélas pour stuffer parfaitement mes quatre personnages. Ce vieil Al Embic ne sert pas à distiller de l’alcool cette fois mais à créer, par des recettes d’alchimie, les éléments qui, une fois combinés permettront la création d’éléments qui, une fois combinés permettront la création d’éléments qui, une fois combinés permettront la création d’éléments (je vous ai déjà dit que j’étais payé à la ligne ?) qui, une fois combinés permettront la création d’une arme ou d’une armure pas trop dégueu.

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Bref, une nouvelle fois, on est l’être élu qui sauvera le monde en 20 heures s’il le souhaite, mais qui aura besoin de 10, 20 fois plus longtemps pour finir le jeu (quêtes annexes, recettes à découvrir, armes à fabriquer, nouvelles classes à découvrir et à améliorer et boss annexes à friter). Cette seconde vie après la fin du jeu en est clairement le point fort puisque le déplacement même est fait de telle manière (récupération du train volant uniquement après la victoire finale et une petite quête annexe) que l’on comprend rapidement qu’il nous reste du boulot.

Lancé dans ces folles aventures tout en recherche de PNJ qui nous donneront bien une petite quête supplémentaire me voilà arrivé dans la mystérieuse tour de l’atonie… Bon, un monstre qui dort, je connais. J’essaie tout ce que je peux, il ne se réveille pas… Je sais ce qu’il me reste à faire : me mettre en quête d’une pokéflûte. Après une recherche aussi stérile que longue, je me résigne à faire ce que je déteste faire : regarder sur internet à la recherche de la solution (où est le temps béni des lignes téléphoniques d’aide à 4francs la minute pour des conseils aussi pertinents que : « bah il faut tuer le boss. »?) et là… la réponse : c’est une quête téléchargeable.

Mais nom de dieu ! Quelle est cette manie de vouloir à tout prix nous faire télécharger des rajouts ? C’était impossible de finir Assassin’s creed 2 sans téléchargements, c’est impossible de finir celui-là sans téléchargements. C’est insupportable ! Certes, ils essaient de te vendre un nouveau gameplay typé multijoueur, mais qui a envie d’un mode multijoueur quand on contrôle déjà plusieurs personnages ? Surtout au tour par tour où la stratégie se forme dans sa globalité. Bref, je me disais que Nintendo ne nous poussait pas autant que les consoles next gen à une connexion indispensable pour un puriste de la finition de jeu, j’ai regretté m’être trompé. En gros j’ai jamais eu ma pokeflute, j’ai jamais frité ce monstre paresseux et je n’ai aucune des quêtes annexes pour lesquelles la connexion est indispensable.

Cependant, malgré la pointe d’énervement suscitée, j’ai adoré me replonger dans l’univers de Toryama où enfin, dans cette version, on peut esquiver les monstres si on le souhaite puisqu’on les voit et qu’on ne subit donc pas, comme dans les précédentes versions, leurs arrivées aléatoires qui faisaient vivre dans une crainte constante de l’attaque. Mes 250 heures de jeu témoigneront mieux que moi du plaisir que j’ai eu avec ce jeu.

Certains me diront : «- Mais 250 heures, c’est énorme, ça fait plus de 10 jours réels. T’as rien de mieux à faire que jouer à ce jeu ?

Je leur répondrai : – T’as un meilleur jeu à proposer ? »